Philosophy

la marchande des 4 saisons propose une sélection thématique et subjective d’objets et de mobilier, renouvelée à chaque saison. Des pépites dénichées au gré de flâneries et de rencontres, créations d’artistes connus ou en passe de l’être.

Pour la première saison (été 2017), deux photographies de l’obélisque d’Arles de Yannig Hedel, rencontré après son exposition au musée Reattu, font écho à une étagère en forme d’obélisque de Willy Rizzo chinée cet hiver. Les créations en stuc d’Abou Dubaev, réfugié tchétchène révélé par La fabrique NOMADE, sont comme une réponse aux photographies de migrants d’Aglaé Bory, ses Traversées exposées dans le cadre du Festival Voies OFF (3 juillet-3 septembre). Et puis il y a les fauteuils de Pierre Jeanneret ramenés directement de Chandigarh (qui n'ont donc jamais connus de collectionneur !), les créations céramiques de la belle Alison Thirion, inspirées par un dessin de Cocteau, les étagères révolutionnaires en aluminium extrudé de Vincent Dechelette, fraichement sorti de l’ECAL…

la marchande des 4 saisons à Arles

été 2017

Aglaé, Yannig, Pierre et les autres

Cet automne-hiver (22 septembre 2019-21 mars 2018), en quête de cimes, la marchande des 4 saisons part sur les montagnes de Samuel Hoppe exposées à l'occasion de la sortie de son livre avec les éditions Rue du Bouquet. 13 photographies et 500 livres, c'est tout. Tout autour de cette exposition seront mis en scène une nouvelle sélection d'objets, anciens, designs, rares et séduisants, dans un esprit de chalet revisité, dans une gamme de blanc comme neige, bois blond et des touches de noir. Autre sommet exposé : la Chaise Musicale de Boris Vian, rééditée à 50 exemplaires seulement par deux archéologues du XXème siècle, Thomas Mailaender et Ivan Mietton, réunis sous le label Perfect Documents. A la fine équipe de jeunes designers en passe d'être célèbres, Alison Thirion (avec sa nouvelle série Intervalle), et Vincent Dechelette (avec la Bill side-board), s'ajoute le Studio Kaksikko, soient  Salla Luhtasela / Wesley Walters, deux Finlandais à l'origine du tabouret exposé, le Perch Stool, à l'assise judicieusement confortable et une silhouette élégante et gracile. A voir tout l'automne.

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automne-hiver 2017-18

Samuel, Alison, Boris et les autres

Au printemps (21 avril-5 juillet), la marchande des 4 saisons se consacre aux collages de Lia Rochas-Pàris dans une exposition nommée « Géométries variables ». Un buste acéphale de femme, nue, daté du XVIIIème siècle, comme une « sculpture découpée », trône au centre de la galerie. Jouant toujours d'associations tant esthétiques qu'historiques, un plâtre de la Diane de Falguière, épreuve d'atelier d'un mètre de hauteur, joue de la même position qu'une nymphe présente dans l'un des collages de Lia. La collection de céramiques Segment d’Alison Thirion, sous-titrée « Géométrie variable » est le parfait écho à l’œuvre de Lia Rochas-Pàris. Comme le bleu profond, hypnotisant, érotisant de l'oeuvre céramique de Valentina Cameranesi, nommée Cono... S'est ajoutée la première et toute nouvelle édition d'objets à la fois artisanaux et précieux de Maison Intègre, une jeune maison initiée par Ambre Jarno ambitionnant de révéler les talents des artisans du Burkina Faso, soit un tabouret royal, un trio de bougeoirs, une navette et une lampe. Il reste la collection d'étagères de Vincent Dechelette, une édition exclusive de la galerie, et la collection des Pierre Jeanneret de Chandigarh, enrichie d'un bureau, d'une chaise écritoire et d'un tabouret haut.

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printemps 2018

Lia, Ambre, Valentina, Diane et les autres

Ce dernier été (5 juillet-23 septembre), la marchande des 4 saisons présentait une rétrospective des œuvres d’art décoratif de Marion Mailaender : K2000 ou miroir-pare-brise, Sample Vase ou vases-sacs, banc et lampe Endless Summer “comme si Jean-Pierre Raynaud et David Hockney organisaient une pool party”, Crépis ou la lampe conçue comme un morceau de pizzeria à emporter. Une sélection de collages de Lia Rochas-Pàris, en prolongation à l’exposition de printemps, s’harmonisait parfaitement aux Sample Vases de Marion, jouant de glamour et de féminin. Et pour continuer sur l’humour-malin des créations de Marion, la cerise sur la sélection : des objets créés par le collectif We do not work alone.

été 2018

Marion, Lia, Charlotte-Anna-Louise

L’été indien (20-23 septembre) s’est construit à quatre mains, avec Emmanuelle Oddo, commissaire d’exposition marseillaise, auteur de PIECE A PART avec pour propos : “un bouquet final pour clore la saison estivale”. Les Sample Vase de Marion Mailaender, aux finitions de luxe, s’accordent parfaitement aux formes brutes des vases de Léa Munsh. Les couleurs diaphanes des peintures de Côme Clérino se fondaient dans les couleurs des compositions florales flamboyantes de Guillaume Lanier et le jaune tournesol du fauteuil Slice de Pierre Paulin, tandis que les peintures de Sophie Kitching étaient le parfait prolongement de l’oeuvre photographique de Tealia Ellis Ritter. Une sculpture romaine de Bacchus, avec sa grappe de raisin, est le clin d’œil à la saison des vendanges. Et la tapisserie monumentale de Delphine Dénéréaz, avec sa grande plante en serviette éponge, se pose comme un point d’exclamation à cette sélection mirobolante, qui a duré le temps que se sont fanées les fleurs de Guillaume…

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été indien 2018

Côme, Delphine, Marion, Léa, Sophie, Tealia, Pierre, Harry, Guillaume

La longue saison d’automne-hiver (6 octobre 2018-2 mars 2019) est en train de se dérouler avec les dessins d’Elena Simon, ses corps amoncelés dans une union érotique ou la violence d’un combat, et se perdant immanquablement dans le noir profond l’encre de Chine. Une lampe noire et une lampe blanche de la toute jeune designer marseillaise Nikita Garrido, sa Concreto Totem, s’accordent à la palette d’Elena, tout comme le fauteuil Djinn d’Olivier Mourgue et la chauffeuse 1500 d’Etienne-Henri Martin garnie de Kvadrat noir. Cette radicalité noir et blanc s’accompagne de pointes de rose avec une pièce rare et magistrale d’Ettore Sottsass, une décoration murale datant de 1985, qui a inspiré Axel Chay du studio Nova Obiecta : il a conçu une pièce cinétique unique et un tabouret-table qui se confondrait avec une réalisation de Sottsass. D’autres de ses créations son présentées comme un cendrier semblant sorti d’un salon Art Déco, un vase rose psychédélique et un valet futuriste.

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automne-hiver 2018-19

Elena, Axel, Nikita, Ettore, Olivier, Etienne-Henri